Ouzbékistan en camping-car: Le bilan

  • Durée : 12 jours du 27 juin au 8 juillet 2019
  • Distance : 1054 kilomètres
  • Dépenses : 29.68 €/jour + 100$ d’enregistrement

Administratif

Feuille d’enregistrement

Pour entrer en Ouzbékistan avec son propre véhicule, les ressortissants Français n’ont pas besoin de faire un visa avant l’arrivée à la frontière. En effet nous disposons d’une autorisation de territoire de 30 jours, faite directement à la frontière sur présentation du passeport, le tout gratuitement. Concernant le véhicule il est demandé que la carte grise, il est tout de même conseillé de l’avoir traduit en anglais en amont pour faciliter les démarches et gagner du temps. Le passage à la frontière se fait sans difficultés.
Par contre et malheureusement, il est obligatoire de s’enregistrer dans un hôtel tous les soirs à partir du moment où on a fait plus de 4 jours sur le territoire Ouzbek (voir article sur l’enregistrement ) Résultat des courses nous avons fait le nécessaire, cela nous a coûté 100 dollars, est une fois à la frontière, rien nous a été demandé, concernant cet enregistrement.
Nous avons pris une assurance pour le véhicule à Bouchara de 20 jours, nous nous sommes assuré au tiers, cela nous a coûté 8000 Soums soit environ 83 centimes d’euro. Bon on comprend rien sur le contrat l’essentiel c’est d’avoir repéré le numéro de téléphone en cas de problème.

Argent

La monnaie en Ouzbékistan et le som Ouzbek (UZS) 1 € est à peu près équivalent à 10000 Soums, le plus gros billet que l’on ait eu et un billet de 50 000 Soums, tout ceci se traduit par le fait qu’on a souvent une sacrée grosse liasse de billets dans la poche, d’ailleurs nous avons été impressionné par la manière dont les Ouzbek se baladent avec leur Iiasse dans la main et comptent leurs billets, il doit y avoir des concours ils comptent ça à une vitesse folle. Il faut faire attention en Ouzbékistan la carte bleue n’est pas très démocratisée et il est difficile de trouver des distributeurs de carte Visa et impossible de trouver des distributeurs MasterCard. Bien sûr nous n’avions qu’une carte MasterCard, donc nous avons utilisé les dollars que nous avions dans des bureaux de change, pour pouvoir avoir de la monnaie locale.
Comme d’habitude nous nous sommes renseigner pour voir si nous ne pouvions pas voir un meilleur taux au marché noir, pas la peine de se fatiguer le taux est parfaitement identique.
Concernant le coût de la vie, on Ouzbékistan, par exemple, on paye le poulet rôti 2 €, la glace italienne 10 centimes, et les visites sont en moyenne à 1 € par personne.

Téléphone

Nous avons utilisés notre téléphone en Ouzbékistan exclusivement pour la data. Nous avons rapidement trouvés une boutique Ucell, qui dispose du meilleur réseau téléphonique dans le pays. Pour obtenir une carte SIM suffit de se présenter avec son passeport, ils disposent d’un service tarifaire spécial touristes avec des forfaits prépayés, nous avons pris le maximum qui s’appelle « tourist L ». Cela nous a coûté environ 10 €. La couverture réseau est très bonne dans les grandes villes par contre elle devient médiocre dès qu’on s’en éloigne. Pour recharger son téléphone il suffit de se présenter à des bornes spéciales, où il suffit d’entrée son numéro de téléphone, et il en sort un coupon de rechargement avec des codes à entrer dans le téléphone, la borne accepte la monnaie. Bon tout ça ça paraît facile mais on Ouzbékistan l’alphabet il est un peu bizarre et du coup on comprend rien de ce qui est écrit sur le ticket, le mieux c’est d’aller directement dans une boutique qui s’occupera de tout.

La route

Il n’y a pas de péages ni de carte autoroute à payer en Ouzbékistan. D’ailleurs il devrait, si cela pourrait permettre un meilleur entretien de celle-ci. À cause de l’état de la route il nous a été impossible de nous rendre à l’Ouest vers Khiva et la mer d’Aral, ce qui a été assez frustrant (Voir article sur Bouchara) par contre la route est relativement correct en allant
vers l’est entre Boukhara et Tackent. La police et omniprésente sur les bords de route et en ville, nous n’avons jamais été contrôlés, sûrement découragée par la barrière de la langue. La conduite en Ouzbékistan est sportive, ça klaxonne, ça se faufile, ça passe entre les voies, c’est à celui qui passera le premier devant l’autre, dans la continuité de l’Iran.

Le carburant

En Ouzbékistan on trouve essentiellement du gaz, après de l’essence et enfin en dernier du gasoil. Ça tombe bien on roule en gasoil. Pour faire simple on trouve des stations gasoil que dans les grandes villes au nombre d’une dizaine mais avec une seule qui est alimentée en gasoil, et bien sûr ce n’est pas écrit quand la station n’a pas de gasoil. En gros nous avons fait deux fois le plein en Ouzbékistan cela nous a pris à chaque fois entre deux et trois heures pour trouver la bonne station, et à chaque fois nous sommes tombés dessus comme par enchantement. Ce ne fut pas nos meilleurs moments en Ouzbékistan et ce, malgré nos nombreuses demandes à la population et aux taxis, pour pouvoir la trouver la bonne station. Le prix du litre de gasoil et à environ 4900 soums soit pour 70 litres, un plein à 30 €

L’eau

Contrairement à l’Iran il est plus difficile de trouver de l’eau en libre accès en Ouzbékistan. Pour cela nous nous sommes aidés de l’application Ioverlander, et avons profité d’une rivière dans un parc naturel pour faire le plein d’eau.

Les bivouacs

C’est pour l’instant le pays où nous avons trouvés les meilleurs bivouacs, que ce soit en ville ou dans la nature. Voir les articles sur nos différentes étapes.

Ce que nous avons aimés

  • les villes en Ouzbékistan sont calmes et propres, nous avons pu nous y promener en toute sérénité, et profiter de toutes les richesses qu’elles proposent . Boukhara fut tout particulièrement agréable. Elles ont pris consciences de leurs attraits touristiques, sans pour autant avoir perdu leur identité.
  • la nécropole SHAH I ZINDA regroupant de magnifiques monuments funéraires à Samarkand, fût vraiment la visite clé de notre voyage en Ouzbékistan
  • le lac Tudakul à côté de Boukhara ainsi que la réserve naturelle de Zaamin où nous avons vraiment vécus de superbes bivouacs en nature et au calme.
  • notre matinée à Aqualand à Tackent, nous avons vraiment pu relâcher et oui, voyager en camping-car c’est fatiguant!
  • l’histoire de ce pays, lieu important sur la route de la soie et la mise en avant de Tamerlan et de toutes ces légendes.

Ce que nous avons moins aimés

  • le fait de devoir nous enregistrer dans des hôtels tous les jours malgré que nous soyons en camping-car et surtout le fait que cette loi soit peu clair et aléatoire selon le policier ou le douanier sur lequel on tombe. On nous a jamais rien demandé sur ce sujet et cela nous a pourtant coûtés100 dollars.
  • l’état des routes entre Boukhara et l’ouest du pays, une catastrophe, impossible de rouler à plus de 30 km, se qui nous a privés de deux étapes importantes du pays, Khiva et la mer D’Aral.
  • la recherche des stations alimentées en gasoil et toutes les démarches en général, tout prend un temps fou et très peu de gens parlent anglais en ouzbékistan ce qui n’arrange pas les choses.
  • Tackent, une ville moderne ayant très peu d’intérêt historique et touristique, aux antipodes de Boukhara et Samarcande.
Magnifique place à Boukhara

Nous avons passé un très bon moment en Ouzbékistan le voyage y est adapté pour le camping-car mais seulement sur la partie Est du pays, à l’ouest de Boukhara, mieux vaut se munir d’un bon 4×4, cela nous a frustrés de ne pas pouvoir visiter le joyau Khiva et sensibiliser nos enfants sur l’écologie dans les déserts de bateaux de la mer d’Aral. Le développement touristique y est raisonnable et raisonné offrant des villes agréables et calmes à visiter. Nous avons aimés nous plonger dans l’histoire du pays au travers ses monuments et Tamerlan, dommage qu’il eût fallu perdre énormément de temps en des démarches inutiles et peu claires, cela a parfois mis au défi notre patience et notre calme. Côté nature, nous avons vraiment pu nous exprimer en famille avec notre camping-car, en prenant plaisir à vivre face à des paysages divers et variés. Dommage que l’Ouzbek ne parle pas plus anglais et soit si bourru ! Notamment sur la route.

2 commentaires sur “Ouzbékistan en camping-car: Le bilan

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