Mongolie, entre traditions et nature

Nous poursuivons tranquillement notre route en direction de la capitale de la Mongolie, Oulan Bator, les routes, à mesure que nous approchons, sont de plus en plus clémentes, nous partons de Bayanhongor et pensons mettre deux jours pour rejoindre la capitale. Cette étape sera marquée entre rencontres, découvertes et traditions, toujours entouré par d’infinis et étourdissants panoramas.

L’itinéraire

Il y a à peu près 400 kilomètres pour rejoindre la capitale, notre objectif est d’y arriver tôt afin de pouvoir faire sereinement nos visas pour la Chine, qui, d’après les premiers retours des éléments de notre groupe de familles, est particulièrement compliqué et surtout aléatoire à obtenir. Nous voulons rapidement nous rassurer, la Chine est le point de passage obligé pour rejoindre l’asie du sud-est, et suite au refus de visa de plusieurs familles, nous nous rendons compte qu’il ne sera pas possible pour nous financièrement de faire différemment, en l’espèce shipping sur bateau de Vladivostok jusqu’au Cambodge. Ces visas sont donc un élément indispensable à la poursuite de notre projet, l’asie du Sud-Est étant sont étape majeure. Nous roulons donc inquiets mais déterminés, cet obstacle occupe tout notre esprit et voulons être fixés rapidement afin de pouvoir profiter pleinement de ce beau pays pour la dizaine de jours qu’il restera.

Fort de notre expérience et n’ayant pas d’informations sur l’état de la route nous décidons de le faire en deux jours, et surtout nous allons éviter de sortir des sentiers battus pour éviter l’enlisement et du coup préserver le véhicule qui commence, comme le pilote, à avoir un petit coup de fatigue (les elements de bas de caisses se réduisent, bruit bizarre à l’accélération, petite fuite d’huile) il est temps pour tout le monde de se faire une escale technique, en même temps qu’administrative. Malheureusement à peine sorti de de Bayanhongor et malgré un bel espoir de quelques kilomètres sur une route impeccable, et bah devinez quoi ? nous voici de retour sur la piste et la pire que nous ayons eu à prendre, ce n’est plus de la tôle ondulée mais une véritable succession d’ornieres, détrempée par la pluie de la nuit, je vous avoue que cela nous a mis coup, mais bon, pas le choix nous revoici partit à pas plus de 20 km/h dans une ambiance, on va dire « secouée ». Fort heureusement cela n’a pas duré plus d’une heure, mais nous aura coûté encore un bout de bas de caisse, nous revoici sur de la bonne route bitumée et cela sera le cas jusqu’à la capitale, pour le plus grand plaisir de tous !

Les ovoos

Que signifie se mot peu commun ? les nomades mongoles sont, pour la très grande majorités, animistes et vouent donc un culte aux esprits, considérant que toutes choses possèdent une âme. Ils expriment leurs croyances de différentes manières, on l’a vu dans leur quotidien et leur yourte, ils le font également physiquement dans la nature grâce aux Ovoos. On voit beaucoup de photos d’ovoos lorsque l’on veut représenter la Mongolie, ces tas de pierres sur lesquels sont posés de multiples objets et ornés de bandelettes de tissus généralement bleues. Nous en avons croisés de nombreux sur le bord de la route ou piste, il est temps pour nous de s’en intéresser et de vous le partager.

Ovoo signifie en cyrillique « talus de pierre » il s’apparente aux cairns qu’on retrouvent en écosse et à pour but de marquer un endroit particulier. En Mongolie, on les rencontres souvent au sommet d’un col ou sur un lieu ayant une importance particulière et que les Mongoles considèrent comme sacré. Ils sont de différentes tailles selon l’importance du lieu. Le but de ces amoncellements est de pouvoir physiquement honorer les esprits de la montagne ou des lieux, ainsi que de pouvoir effectuer différents rituels. Pour cela, les Mongoles y déposent différentes offrandes, allant d’une simple poignée de cailloux, à de la nourriture, du lait… Nous y avons vu toutes sortes d’objets ayant, sans aucun doute, une importance toute particulière pour celui qui le dépose, nous avons vu une tête de vache, des béquilles sûrement suite à une guérison, de nombreuses bouteilles de vodka et bien d’autres choses marquant le lien et la communion voulue avec les esprits des lieux. On y retrouve également systématiquement des bandes de tissu bleus, s’apparentent à des écharpes, elles sont accroché sur tout se qui peut l’être .

Nous avons demandés plus de précision concernant la démarche spirituelle vis à vis des Ovoos, autant le lieu où ils se trouvent à une signification clair et unique aux yeux de tous, autant tous y communie avec buts, gratitudes, espoirs, propres à chacun sans autre règle ni cérémonial. Chacun peu faire son propre Ovoo et lui donner un sens. Certains sont placés à proximité du point culminant d’un col et le voyageur y dépose une offrande en gratitude à se que le voyage se passe bien, en temps que voyageur nous n’y derogerons pas, remerciant ce qui fait que nous puissions continuer notre périple dans les meilleures conditions et pour souhaiter bonne fortune à nos familles loin de nous en France.

Rencontre

Après ce petit instant culturel et spirituel, nous avons le plaisir de croiser sur la route une autre famille Française avec qui nous projetons de traverser la Chine. Nous les reconnaissons de loin, en effet il voyagent à bord d’un TRM 2000 bleu, camion tout terrain, encore utilisé par l’armée aujourd’hui. C’est la première fois que nous les rencontrons, nous avons créé un groupe WhatsApp, qui rassemble toutes les familles, au travers lequel nous échangeons, mais c’est quand même bien plus plaisant de se parler en vrai ! Ils s’appellent Charlotte et Julien, ils ont deux enfants,Eliot Et Mila et sont les « ont est tout petit face à la nature » . Nous faisons donc connaissance sur le bord de la route et décidons de passer un petit moment ensemble dans le petit Gobi.

Le petit Gobi

Nous ne pourrons malheureusement pas allez passer du temps dans le célèbre désert de Gobi, un des plus grand désert du monde situé à cheval sur la Mongolie et la Chine. Pour y accéder les routes sont en très mauvaise état et une fois sur place nous n’avons pas vraiment le véhicule adapté pour pouvoir rayonner, louer un 4×4 est faisable mais faut laisser 3000$ de cautions (je me considère comme un relativement bon conducteur mais je parierais pas autant dessus), reste de le faire avec un guide véhiculé mais cela est trop onéreux pour nous.

Le petit gobi est un bon compromis à cela, il se trouve sur notre route à 250 km d’Oulan Bator, c’est une petite réserve naturelle offrant des paysages variés allant de montagnes abruptes, steppe d’herbe, dunes de sable, rivières et lac, oasis humide, tout y est ! C’est un lieu intéressant, gratuit et simple d’accès qui nous attend donc.

Nous nous y installons donc en bivouac au pied des dunes, les 5 enfants immédiatement s’y lancent, bien heureux, de trouver de nouveaux copains. Nous sommes entourés par un petit désert de dunes, et d’une grande plaine verdoyante stoppée par de hauts pics rocheux et parsemée d’une multitude de yourtes, plutôt pas mal comme bivouac, surtout que celui-ci est partagé. Cela fait plaisir de pouvoir échanger en Français avec une famille ayant sensiblement le même projet, le feeling passe tout de suite et passons une bonne soirée, prometteur pour la suite et notamment le mois en Chine. Nous voyons régulièrement passer des groupes à dos de chameau, rien de tel pour nous motiver, c’est décidé, pour le lendemain balade en chameau, les enfants sont ravis et nous aussi.

Bon c’est sympa le Chameau, mais je me pose quand même la question concernant l’anatomie, au niveau bassin et entrejambe, des glorieux caravaniers, commerçants jadis à dos de chameaux sur la route de la soie. La posture est peu confortable, l’animal avec sa démarche chaloupée donne l’impression qu’il va se bûcher à chaque petit obstacle, mais surtout l’espace de l’entre-deux bosse et relativement limité et se qui sert de selle est spartiate, et qui plus est, j’avais le petit avec moi. Du coup après 10 minutes de chameau nous avions déjà bien mal au cul, et je vous parle pas de la position et de l’état des bijoux de familles ! Les enfants eux se sont éclatés, Evan en a profité pour faire un petit câlin à la bosse devant lui, ce fut un beau moment et se sont de braves bêtes, solides, rustiques et endurantes (odorantes aussi !) .

Nous reprenons chacun notre route après avoir partagé le repas du midi, nous sommes ravis de cette rencontre et sommes remontés à bloc concernant l’obtention du visa Chinois, nous sommes prêts pour la bagarre, y n’auront jamais eu des dossiers aussi carrés, on va même les parfumer au one million!

Arrivée à Oulan Bator

Nous voici dans la capitale, nous sommes ravis d’y retrouver deux autres familles Françaises non loin de l’ambassade de la Chine, les enfants également, pour trois familles, nous comptabilisons 9 enfants ! Il y a de l’ambiance et après les steppes infinies, cela fait du bien de se retrouver un peu plus proche de tout ! Nous allons rester aux abords de Oulan Bator environ 15 jours afin d’y faire une escale technique et administrative. Les priorités sont le visa Chinois et de travailler sur le camping-car, mais aussi de se reposer après cette longue route depuis Almaty au Kazakhstan. Nous vous raconteront tout cela dans les prochains articles, croisés les doigt pour nous pour la Chine et nous profiterons ensemble d’un instant de vie avec le grand Gengis Khan.

La Smalaventure et leur 4 enfants
Les Junarost que nous avions déjà rencontrés en France et leurs deux enfants

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