Pékin express: marché aux voleurs et cité interdite

La Capitale de la Chine est une destination incontournable, beaucoup de belles choses y sont à voir concernant l’histoire et la culture du pays. Ça c’est le côté sympa de l’affaire, de l’autre c’est tout de même la deuxième plus grande ville du monde, dix fois plus peuplée que Paris, le camping-car n’y est pas le bienvenu et nous avons qu’une journée pour en profiter. Defi pris, à nous de prendre en compte tout cela afin d’optimiser notre visite de Beijing.

Pékin, nous voilà! à 8 campings-car.

Chez Pilote

Nous ne sommes pas des grands fans de la visite de ville, sauf vraiment si il y a un incontournable à voir, nous préférons les grands espaces verdoyants, saints et dégagés. Ce qui est agréable lorsque l’on voyage avec un guide, c’est qu’il n’y a pas à réfléchir, on le suit et c’est tout. Nous voici donc en route pour Pékin, le guide à cherché le meilleur compromis entre zone de bivouac confortable et accessibilité avec les points d’intérêt de la ville. Et franchement il nous a fait un perfect! Nous nous sommes retrouvé entre le 4ème et 5ème périphérique (il y en 6 en tout) à 1h30 du centre en transports en commun, sur un terrain de camping, tout confort, annexe à un grand showroom de marques de camping-car. Nous ne sommes pas passés inaperçu, cela nous a valu d’être invité en grande pompe chez Pilote (grande marque française de camping-car) , d’en avoir le PDG au téléphone, d’être couvert de présents et d’attention puis d’être de nouveau invité à partagé une grillade avec d’autres familles chinoises où le mot d’ordre fut « Ganbeï!!!  » littéralement santé!!! à coup de Tsingtao, bière Chinoise. Franchement des bivouacs comme ça on signe tout de suite, bon pas tous les jours car c’est fatiguant, mais on a vraiment beaucoup partagé et appris sur la culture Chinoise, juste en stationnant !!!

Ils nous ont même envoyé un petit portfolio de la soirée
Vive la com !!! Plein de cadeaux pour tout le monde
Ils savent recevoir ! Trop bon et bien arrosé

Nos visites:

Il a fallu faire un choix, une journée à Pékin avec, aller-retour, 3 heures de bus et métro si tout se passe bien, c’est sur que ça fait peu mais nous préférons faire peu et bien que de bâcler beaucoup. Notre choix s’est porté sur le marché aux antiquités le matin et bien sûr, la cité interdite et la place Tiananmen l’après midi.

Le marché aux antiquités:

Nous adorons Chiner, nous sommes dans le pays qui a donné le nom à cette activité, autant en profiter. c’est un marché aux antiquités portant également le nom ronflant de marché aux voleurs, le rendant d’autant plus attirant. Le Panjiayuan antique market se situe non loin du centre ville, il se compose de plus 3000 camelots organisés selon se qui est vendus. De se fait on retrouve plusieurs zones, pierres, poteries, vieux papiers, calligraphie, bijoux, boiseries, sculptures… Tout se qui représente de près ou de loin la Chine est présent sur se marché, un excellent moyen de s’immerger sur se qui étaye cette grande culture.

Il y a des vendeurs professionnels qui ont boutique en dur, des camelots permanents entassés sous des porches et des vendeurs amateurs comme sur nos bons vieux vide grenier, chaque endroit à son ambiance, avec plus ou moins de vendeurs oppressant, mais surtout l’ambiance est visuelle par l’amoncellement d’objets par type et couleur rendant du plus bel effet.

Le problème est que nous sommes en Chine et qu’ils ont une grande capacité à copier, vieillir des objets, nous les vendant comme authentiques. C’est tout de même relativement facile de ne pas se faire berner. Je collectionne les timbres et espérait beaucoup de ce marché afin ramener quelques petits trésors, on a quand même essayé de me revendre par deux fois de faux timbres, même le timbre poste est copié, cela m’a bien fait rire, au détriment du camelot qui ne voulait pas lâcher l’affaire, je regrette quand même de ne pas en avoir pris ça aurait trôné dans la collection sous le titre de : »faux timbres Chine ». J’ai quand même trouvé une belle suite de timbres sur Mao Zedong. Nous y avons passé la matinée et avons pris plaisir à decouvrir des objets inédits pour nous Européens et également voir des artisans à l’œuvre, nous sommes persuadé que c’est le meilleur endroit pour découvrir la Chine, au travers les objets et leur utilisation.

Belle maman va être contente
Du timbre, du timbre, du timbre !!!!

La cité interdite

Endroit incontournable de la Chine, la cité interdite est le symbole de l’impérialisme Chinois, ça construction à débutée sous la dynastie Ming, les mêmes qui ont entrepris de pérenniser une frontière par l’intermédiaire d’une Muraille de 6700 km (cf article sur la grande muraille), il est donc logique qu’il n’aient pas non plus fait semblant en se qui concerne leur demeure impériale ! C’est Yongle, le troisième empereur de la dynastie Ming qui s’est attelé à la tâche, pas lui personnellement, mais un million de travailleurs dont 100 000 artisans entre 1406 et 1420. S’y sont succédés 24 empereurs issus de deux dynasties, les Ming (14) et les Qing (10), sur 492 ans, jusqu’en 1912. Voici le résultat en chiffre le plus humblement et simplement possible:

  • La cité interdite s’étend sur 72 hectares, une longueur de 960m sur 750m de largeur.
  • Elle est entourée d’une Muraille de 10m de haut sur 6 de large sur un périmètre de 3,4 kilomètres
  • Cette muraille est elle-même entourée d’une douve de 52m de large (la terre extraite pour creuser la douve à servi à ériger une colline, la colline du charbon d’une altitude de 110m, censée éloigner les mauvais esprits venus du Nord)
  • La cité se compose de 90 palais et cours et de 980 bâtiments, cela pour 8 704 pièces. La légende dit qu’elle en posséderait 9 999 car seul les dieux peuvent construire un palais à 10 000 pièces, le but étant de s’en rapprocher au maximum, le chiffre 9 étant aussi un symbole de longévité.
Sympa les diagnostics avant la vente !

Aujourd’hui, le site est classé au patrimoine mondial de l’humanité depuis 1987 par l’UNESCO, il reçoit chaque année 14 millions de visiteurs, avec une fréquentation quotidienne maximale de 80 000 personnes.

La visite commence par la place Tiananmen qui est, de notre avis, moche et inintéressante, sans aucune vie sinon politique, d’ailleurs son accès était filtré, 2h30 d’attente côté Est et personne côté Ouest, (merci aux copains qui sont arrivés plus tôt que nous !) pour cause de visite d’Angela Merkel, et du préparatifs du 70ème anniversaire du règne communiste. Contrôle des passeports et fouille approfondie, nous donne l’accès à l’entrée de la cité. Nous ne nous privons pas pour nous attarder devant le célèbre portrait de Mao Zedong avant d’être frappé de plein fouet par l’interdit, le mythe et la démesure.

Nous entrons par la porte Sud, l’entrée principale, le bâtiment est impressionnant surmontant un mur immaculé d’un rouge profond, à l’architecture typique et si codifié, propre à ce pays et à ce temps. Nous commençons par nous émerveiller par la grandeur des deux cours, la première, l’extérieur et ses immenses palais de l’harmonie, puis l’intérieur avec les palais de la pureté et de la tranquillité, les bâtiments sont impressionnants, ils trônent seuls, majestueux sur leur promontoire, nous toisant haut de leur certitude d’appartenir à un univers supérieur qui nous dépasse et nous écrase, nous qui avons le tournis au milieu de ses colosses. Nous nous excentrons quelque peu afin de flâner dans des allées, redevenues à taille humaine, afin de nous y perdre, nous subissons complètement la visite allant de panneaux explicatifs en bâtiments, découvrant ainsi leur utilité et fonction, rien n’est laissé au hasard, tout est symétrique d’un point de vue structure, raffiné et pointilleux dans les détails, le tout dans un atmosphère calme est serein.

La suite nous emmène au musée des trésors nationaux, c’est de nouveau une claque, non pas par la fonction ni par l’excentricité de l’utilisateur mais par les mains qui ont façonnés tout ces objets, nous n’avions encore jamais vu pareil détail, pareil finesse. Chaque objet est un trésor inestimable de compétences et de savoir faire servant une culture et non un souverain.

La visite devient quelque peut récurrente, trop codifié, trop confucéen donc par définition trop hiérarchisé, cela n’enlève rien au charme, mais vu les proportions du site, il est compliqué de tout découvrir en 4 heures de temps. Nous décidons d’aller nous évader dans le jardin impérial et changer de décor , toujours aussi impressionnant, chaque chose à sa place et à sa signification, un ensemble de détails harmonieux, nous aurions aimé faire disparaître tout les autres visiteurs et y garer notre camping-car tellement le cadre y est serein, tel un médicament à toutes afflictions, forçant la réflexion profondes et surtout positive. Nous comprenons maintenant l’importance à apporter au cadre de vie. Une douce musique et une battue efficace d’agents nous pousse calmement vers la sortie, pour un retour apaisé à la réalité, la satisfaction d’avoir vu quelque chose de grand, dans tous les sens du terme.

Fiche technique

  • 1€ = environ 8 Yuans
  • Parking: n’espérez pas vous approcher du centre en camping-car !
  • Prix: nous avons payé 190 Yuans pour nous 5 entrée + musée des trésors nationaux
  • horaires d’ouvertures: 8h30-17h00 comptez au moins une demi-journée de visite
  • Localisation : tous les chemins mènent à la cité interdite.
  • Sur place: l’aspect touristique est bien rodé de l’entrée à la sortie on retrouve régulièrement des points boissons et nourriture ainsi que quelques boutiques souvenirs. Il existe pleins de musées à l’intérieur, payables en plus de l’entrée, ainsi que l’accès sur les remparts, se qui est dommage et frustrant, car le coût complet est élevé, nous avons pris que l’option trésors nationaux.

Avis Yoan: c’est mythique, le site est conservé à la perfection, il est préservé de toutes boutiques touristiques, mais il manque de vie, de mise en scène afin de pouvoir réellement se projeter, on visite un cadre, les panneaux explicatifs ont leur limite, nous aurions aimé découvrir également la vie qui y régnait, cela reste tout de même un incontournable.
Avis Aurélie : le lieux est immense et paisible, le musée des trésors nationaux vaut vraiment le coup.
Avis Léane : j’adore les maisons et les toits de Chine et j’ai aimé apprendre avec papa au musée surtout le globe céleste.
Avis Lilou : sans avis
Avis Evan : c’était long et on a pas mangé de glace (ce fut une très longue journée pour les deux petits)

Les transports en commun à Pékin

Ça pourrait faire peur pour des non initiés comme nous avec trois jeunes enfants et surtout habitués à notre liberté avec notre camping-car, mais si nous voulons visiter la ville, nous n’avons pas le choix. Après recherche, nous avons 1h30 de transport en alternant entre bus et métro. C’est partit !

Nous allons pas vous sortir les plans de bus et de métro de Pékin, mais vous parler de comment ça s’est trop bien passé ! Les bus tout d’abord, il y a 3 employés par bus, le chauffeur, la personne qui encaisse et contrôle que tout le monde est en règle et un agent de sécurité en uniforme. Dans le bus il y a un affichage électronique qui informe du parcourt en Chinois et en Anglais, il y a peu de places assises, les bus sont chargés sans être encombrés, et à chaque fois que nous sommes monté, des gens ont cédés leur place pour les enfants, avec le plus grand sourire. Le prix d’un billet est de 2 Yuans (15 centimes) et gratuit pour les enfants

Le métro est, au même titre que le bus, très clair et simple d’utilisation, pour pouvoir entrer dans une station, il faut tout d’abord passer par un poste de filtrage, puis acheter son billet aux bornes dédiées, en indiquant la station ou nous voulons sortir. Le prix, d’après nos calculs scientifiques, correspond à 1/2 Yuan par station soit très bon marché. Tout le monde est discipliné, pas une seule dégradation ni tag, pas la moindre odeur de pisse, au contraire l’atmosphère est agréable, partout des consignes de sécurité sont affichés et surtout sont respectées sans être oppressante. Dans la rame immaculée on trouve une multitude d’écran offrant informations et services et toujours pas la moindre incivilité.

20/20 pour les transports en communs à Pékin, nous avons du chemin à parcourir pour arriver à leur niveau, le service est un art en Chine, au profit de tous et de la sécurité. Par exemple il y a un agent par arrêt de bus ou par passage piétons de grand carrefour, garant de leur bonne utilisation.

Ce fut une rapide mais riche visite de Pékin, nous ne pouvons, bien sûr, pas affirmer quelques enseignements, mais faire ressortir un ressenti, nous n’aimons pas les grandes villes, pour les raisons standards des bons campagnards que nous sommes, mais nous ne nous sommes pas senti oppressé ni agressé comme à l’accoutumé, Pékin a tout les défauts des autres villes sans stress, incivilités, dégradations, agressivités, tout est bien huilé et c’est plaisant. Par contre la pollution est bel est bien présente, on la voit, on la sent, c’est inquiétant. Nous ne regrettons pas les choix de visite que nous avons fait, nous aurions aimé faire plus, voir plus, mais bon… Un instant de vie en Chine continue.

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